Camélia




Avec ses beaux yeux d’émail telle une japonaise, Cette lorette dont l’âme d’Alexandre s’éprit Marguerite Gauthier-Marie Duplessis t’offrit Camélia, des lettres de noblesse à la française.



Depuis l’extrême Asie, arbuste des lointains pays Appelé selon les contrées Cha ou Tsubaki, Dans la force et l’honneur, les samouraïs tu accompagnais ; L’heureuse longévité des jardiniers tu assurais.


Nantes devint ta capitale peu après ton entrée ; La rose puis le dahlia sans tarder tu as supplantés Quand à la mode de Paris Joséphine a osé Te lancer et Coco plus loin t’a enfin arborée.


Tes fleurs délicates, élégantes et parfumées, Tes feuilles à thé vert rituellement infusées, Tes graines précieuses riches d’une huile dorée De notre beauté sont d’inestimables alliées.


La prestance des hommes et des femmes tu embellis À l’abri du temps passant, leur souplesse tu nourris ; Aux beaux jours, par ta variété de printemps refleurit L’espoir dans l’harmonie et le lien entre humains épanouis, Alors qu’il était déjà naissant avec Sasanqua Rosissant joyeusement dans l’hiver et son frimas Aux portes d’une remarquable et nouvelle année Emplie de chance imprévue et de paix retrouvée.



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