Coquillage et crustacé

Un soir au début de l'été Coquillage et crustacé Sur la roche tout deux installés À la veille des vacances Une histoire commençait Et je suis triste quand je pense À tout le mal qu'elle m'a fait

Pourtant je sais bien qu'un jour prochain Tout refleurira laissant dans le lointain Douleurs, peines, plaintes et chagrin Essaimés en moi par ce vaurien.

À ma gauche sûr tu te tenais Preste, séduisant, séducteur Des mots mielleux tu susurrais Me trouver craquante tu disais Mais d'une seule chose tu rêvais Toi qui sur les femmes ne savais Que craquer, petit macho abuseur.

Malgré les ans et les kilomètres Le souvenir par bribes fait surface Dans tout l'espace de mon être Alors je prie Dieu pour qu'il s'efface

Peut-être au nouvel été Toutes sensations oubliées Je pourrai me laisser approcher Sans me sentir comme un crustacé Sur le point d'être dévoré Et accepter d'être touchée Frôlée tendrement caressée Sans me retrancher dans un ailleurs Illusoire aux horizons faux-soyeurs. Accepter d'être touchée Avec respect et avec coeur.



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