Incarnation


Spirale infinie et plongeon dans le trou noir Adieu la douceur et la lumière d'un soir Qui pourtant avaient empli le cœur d'espoir Étoile filant trop tôt laissant sans le savoir Derrière toi vers la vie un si étroit couloir. Plus qu'un creuset tel un hachoir Le vide est venu prendre place, s'asseoir Entre les vivants et le lien a fait déchoir. Chacun happé dans son propre laminoir Aveuglé tâtonne pour ouvrir le mouchoir Couvrant la peine servant d'étouffoir. Dans la nuit le lampadaire rend blafard Le mur blanc qui comme un écran happe le regard Vers la pluie chantant dans la nuit À tue-tête son refrain "pardonne et oublie " Oublie les théories, les théorèmes et les théologies Oublie les idées, les idéaux, et les idéologies Laisse ton corps et ton cœur être traversés, malaxés, déchirés Par la puissante main de ce machin Que certains nomment Dieu et d'autres destin Apprends simplement à vivre l'humain Dans la tendresse et l'Amour souverain. Dans la nuit le lampadaire rend blafard Le mur blanc qui comme un écran Laisse voguer le regard perdu ou hagard Entre les mots et les notes d'un chant Par les gouttes de pluie murmurant L'attendue rencontre du ciel offrant À la terre assoiffée dans sa nudité La voie de sa plénitude et fécondité.



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