Le bois sacré de Cointerre


Il était une fois....

... trois rois qui se partageaient aux confins de Cointerre un lopin de bois.

Ce bois était un lieu merveilleux ; les habitants de la contrée racontaient que c’était le pays des Licornes, des Griffons et autres Sirènes et que quiconque s’y risquait en revenait tellement ébloui de beauté qu’il ne pouvait désormais vivre en société, devant se retirer alors en contemplation au Monastère de Saint Benoît, isolé au milieu des champs, entre vignes et corneilles.

Ce bois, ou plutôt ce qui s’en disait, avait donc un pouvoir de fascination tel sur les esprits qu’il constituait un défi séduisant pour les jeunes aventuriers et une invitation à la prudence pour les plus anciens.

Les rois de leur côté, se trouvaient fort loin de ces élucubrations du bas-peuple. Pour accéder à leur position de Monarques Sacrés, ils avaient dû dépasser bien des épreuves et atteindre d’autres lumières. Ce bois représentait pour eux la condition sine qua non de l’équilibre de leur Pouvoir. Ils étaient tous trois conscients que dès lors que ce partage perdrait un tant soit peu de justesse, cela mettrait en péril leur position, leur prestige et leur légitimité de souverains. Ils prenaient donc grand soin de ce bois, veillant à son entretien pour que l’harmonie puisse y régner.


Mais voilà qu’un jour, se promenant de ce bois, Harald découvrir au bord de la rivière où il aimait à se ressourcer des plantes piétinées, des écorces arrachées, des lucioles écrasées. Son cœur se serra, son sang se glaça, son esprit se gela.

Il resta là, un grand moment, muet de stupeur, incapable de réajuster ses pensées, de trouver les mots pour décrire son désarroi. De fureur impuissante, il jeta sa couronne à terre et explosa en sanglots, hurlant au Ciel le sentiment d’injustice qui commençait à le déchirer de l’intérieur. Il resta là, un grand moment, piégé dans la litanie de ses « pourquoi ? » et de ses griefs contre le silence et l’absence de réponse, incapable de réajuster ses pensées, de trouver le sang-froid nécessaire à l’action vers l’amorce d’un geste de réparation. Perdu dans le doute et le questionnement, il retourna s’enfermer dans sa bibliothèque, à la recherche de la sagesse de ses prédécesseurs et des découvertes de ses contemporains d’ailleurs.

Il resta là, plus qu’un grand moment ; il resta là un moment qui avait la saveur de l’interminable éternité et qui pourtant lui parut aussi court qu’une journée de chasse à courre. Son entourage commença à s’inquiéter, puis à s’impatienter, puis à déserter.


Mais lui, pris d’une ferveur qui le nourrissait cette fois, commençait à discerner la trame du drame qui avait pu mener à ce saccage. Il conclut que pour ramener l’harmonie, il devait convoquer ses deux compères rois. Cela allait être une mission de taille pour lui, car ses deux compères avaient pris l’habitude de chacun s’occuper de sa parcelle et étaient loin de concevoir que si un désordre apparaissait chez l’un ou chez l’autre, cela pouvait venir d’autre chose que de sa propre responsabilité et qualité de gestion.


Harald, dans le cheminement de son enquête, en était arrivé à une autre perception et il allait devoir se montrer convaincant pour que son entreprise aboutisse. Mais il était confiant car au fil des pages parcourues, son esprit avait fait des rencontres ; il avait gagné en force, en clarté et en largesse, et il pouvait de plus compter désormais sur de nouveaux alliés.

Il avait auprès de lui depuis quelques semaines la compagnie d’un puissant Dragon, sage et bienveillant. Il était amusant ce Dragon. Avant de parler, il caressait longuement la perle qu’il avait sous le menton, lissait ses cornes de cerf, laissait circuler ses pensées dans l’ondulation de son corps de serpent, capturait leur maléfice avec ses yeux de démon et ses griffes d’aigle, puis venait délicatement susurrer ses lumières à l’oreille de Harald, par le chant de la pluie, le clapotis de la rivière ou le rugissement de la cascade.


Dragon lui fit ainsi part d’une idée de génie : ce n’était pas les trois rois avec leur vision humaine somme toute limitée qui devaient se réunir, mais plutôt leurs Esprits ! Perplexe, Harald, dont les cheveux ébouriffés avaient pris de plus en plus de longueur, tournicoti-tournicota, tournicoti-tournicota, trounicoti-tournicota sa mèche rebelle.

Il était évident que quelque chose dans les choses lui avait échappé depuis le début et qu’il ne pouvait guère faire autrement que de s’en remettre à la sagesse de son Dragon plus grand.

Hésitant, Harald, repu de toutes ses lectures, voyant que l’affaire dépassait sa mesure, tournicoti-tournicota, tournicoti-tournicota, tournicoti-tournicota sa mèche rebelle avec une foi nouvelle. Il s’adressa enfin à son Dragon en lui disant : « C’est d’accord ! Je te suis dans ta rivière ! » et il se jeta à l’eau.


Dragon mena Harald à la nuit tombée sous la lumière de l’Astre Géant, aussi brillant et resplandissant que celui qu’il arborait au travers de la perle à son menton. Il déposa son compagnon au centre de la spirale du temps et ouvrit le portail souterrain de Cointerre. Harald découvrit de l’autre côté -et non sans surprise- les Esprits de ses compères rois en grande bataille ! Elle se trouvait donc là la source de tant de dommages ! Son cœur s’allégea aussitôt et il s’engagea à respecter au pied de la lettre les indications de son ami Dragon.

La solution était simple ! Il suffisait juste de créer un moment propice à la réconciliation entre Tigre et Phénix qui se trouvaient pris dans une confusion, une opposition et un étranglement douloureux.


Dragon dit à Harald : « Pendant que tu t’occuperas à distraire Obwald et Seedoald, et à pourvoir à leur contentement respectif, je vais m’atteler à réunir leurs Esprits ! Dès lors qu’ils coopéreront à nouveau, le bois retrouvera sa beauté et son harmonie de toujours ; sois-en persuadé ! La réunion se fera la Nuit où le Chêne et le Houx se passeront le relais, pour que l’un se repose et l’autre continue la tâche du premier. D’ici là, je te ferai un signe tous les jours pour que tu restes assuré et rassuré de mes avancées ! »

Dragon disparut ; le portail se referma ; Harald refit surface et resta là un grand moment, au bord de la rivière, un peu éberlué, mais rasséréné. Il observa que sa mèche rebelle s’était mêlée au reste de la chevelure qui commençait à avoir un meilleur aspect et une douce tournure.

Dragon tint sa promesse ; tous les jours il donnait des nouvelles de ce qui se passait entre Phénix, Tigre et lui.

Il fit donc savoir à Harald que dans un premier temps, il avait insisté pour que Phénix fasse attention aux points communs qu’il avait avec lui. En effet, ils avaient tous deux comme un cou de serpent, de nombreuses écailles et la forme d’un corps endragonné. Ils étaient aussi bienveillants l’un que l’autre et aimaient tous deux la connaissance.

Phénix de son côté était assez intransigeant sur l’honnêteté et la droiture ; il détestait le mensonge et l’abus de pouvoir. Il en avait trop souffert par le passé. Or dernièrement, il avait vécu un incident auprès de Tigre qui le mettait face à ce rejet.

Tigre appréciant la douceur de Phénix s’était approché de plus en plus de lui. Il était sous le charme de la caresse de ses plumes tant elle lui permettait d’explorer en lui une façon d’être nouvelle, plus accueillante, plus ronronnante et moins sur les crocs. Ce nouvel attrait était si tentant qu’il s’était risqué à vouloir goûter une plume de Phénix pour découvrir sa saveur d’une autre façon, plus de l’intérieur encore.

Phénix, lui, avait oublié que Tigre pouvait avoir l’instinct sauvage d’un être des Montagnes. Il ne se méfia pas et gloussa subitement de douleur quand il sentit la morsure de Tigre. Comprenant que l’élan de ce dernier tenait plus de sa nature que d’une intention de nuire, Phénix commença à s’éclipser et à se tenir chaque jour un peu plus loin de ce qui lui semblait être un manque d’intégrité, un décalage entre action et pensée. Pour lui, la bonne entente ne pouvait plus exister, et un peu comme les villageois cloîtrés à Saint Benoît, il répétait inlassablement à l’oreille de Seedoald de se tenir chaque jour un peu plus loin d’Obwald, et de trouver un autre lieu que ce bois, un ailleurs où il y aurait plus de sécurité, de gentillesse, de légèreté, de bonnes manières qu’au voisinage d’un tel rustre.


Dragon écouta avec patience et intérêt ce qui lui racontait Phénix, qui paraissait encore tout endolori. Il lui fit remarquer que certes, il avait de jolies plumes, avec des couleurs chatoyantes et de choix, mais qu’en plus de cette grâce, il avait aussi un dos de tortue sur lequel il pouvait compter pour se sentir solide et offrir un refuge à ses attributs les plus délicats ou précieux. Que bien sûr, là n’était pas sa facette la plus séduisante, mais qu’utilisée avec prudence, elle pourrait le mettre à l’abri de ce type d’égarement. Dragon rappela aussi à Phénix qu’il avait des écailles pouvant l’aider à glisser entre les circonstances et que s’il trouvait une position ajustée, ses écailles se resserraient autour de lui, le conduisant hors des enfermements où il craignait de se retrouver involontairement piégé.

Phénix, sans dire mot, acquiesça de sa jolie tête de cygne. Dragon sourit et fut heureux de voir que Phénix commençait à suivre le courant et à faire preuve de son aisance naturelle à trouver de nouvelles façons de penser, en regardant l’avenir avec hauteur, beauté, poésie, profondeur et tendresse.

Il pensa en son for intérieur – se gardant bien de le dire tout haut- que Phénix devait être parfois bien embêté par cette crête de coq rouge avec laquelle il était né au sommet du crâne, car elle devait attirer l’attention sur lui et bien malgré lui, faisant espérer un caractère extraverti, fier, charismatique, voire presque présomptueux, alors qu’il se recréait de toute évidence dans des relations plus réservées, discrètes et protégées.

Dragon remercia Phénix de sa sincérité et de son authenticité, et l’invita à se réunir en présence de Tigre en cette nuit importante où le Chêne et le Houx se passent le relais, pour que l’un se repose et l’autre continue la tâche du premier. Bien que réticent, Phénix convint de la justesse et de la nécessité de l’événement et promit qu’il serait présent.


Dragon prit le temps de s’ébrouer dans la rivière avant d’aller à la rencontre de Tigre. Il lui fallait être reposé, en pleine forme, et tous les sens en éveil pour pouvoir faire face à cette force de la Nature, visiblement pas toujours maîtresse de ses impulsions.

Il remonta le courant, joua longuement dans la cascade et finalement bondit plusieurs fois jusqu’à se rendre au pied de la montagne.

Depuis longtemps alerté par ses fines vibrisses, Tigre se tenait là, quasiment aphone, et presque impatient de la visite de Dragon. Tigre, depuis l’incident avec Phénix, était tristement malheureux et tournait en rond, éploré et atterré. Sa bravoure s’était éteinte en même temps que sa voix, et il avait perdu tout sentiment de puissance.

Cette plume qu’il avait malencontreusement croquée lui était restée en travers de la gorge. Elle le gênait pour respirer et le faisait tousser ; il ne pouvait plus s’exprimer par son feulement qui ne tenait plus personne à distance. Il se voyait assailli de toutes parts par des oiseaux de malheur qui venaient hululer la nuit et l’empêcher de dormir ou d’oiseaux piailleurs qui venaient le jour lui casser les oreilles du serinement de leur pépiement incessant. Ses idées se troublaient de plus en plus, son astuce perdait de sa finesse, ses gestes devenaient prévisibles, n’inspirant plus aucune crainte ni respect à quiconque. Il se sentait dépossédé de sa force et de sa superbe pourtant jusqu’alors ses meilleurs atouts. Il se vivait fragile, vulnérable, à la merci de la moindre agression, fût-elle celle d’une fourmi ou d’un vulgaire raton.

C’est pourquoi il ne soufflait plus qu’un seul message lancinant et obsédant à l’oreille d’Obwald : « Sois comme la pierre de montagne, dure, froide, inaltérable, inatteignable ! Sois comme un mur infranchissable ! »


Voyant l’état dans lequel Tigre errait, le cœur de Dragon fut empli de compassion ; il s’empressa de lui proposer une solution :

« Faisons un échange de bons procédés, Ami Tigre ! Je te soulage aujourd’hui en enlevant de ta gorge les barbes de cette plume qui t’a étouffé. Et tu t’engages à œuvrer pour une pleine entente avec Phénix. Après tout, vous avez tous les deux la même étoffe : toute cette sensibilité de kératine qui vous rend si intuitifs. Phénix la porte dans ses plumes, et toi, dans tes moustaches. Le fil est le même, et vous le tissez à votre façon pour un usage parfois différent. De plus, vous aimez tous les deux l’équilibre et la légèreté, l’excellence et la pureté. Comme vous avez chacun votre manière de les manifester, apprenez à partager et à vous compléter ! Maintenant que tu retrouves ta voix, je compte sur toi pour parler avec Phénix et accueillir votre complémentarité ; je suis persuadé qu’ensemble, tous les trois, nous pouvons dans ces parages entrelacer l’ordre et la pagaille ; la paix et l’animation ; la collaboration et la divergence, dans une polyphonie harmonieuse rehaussée de brocarts d’or et d’argent. Je compte aussi sur toi pour trouver les mots qui rendront à Obwald toute sa souplesse et son agilité de pensée, qui sont les seules dignes du Tigre que tu es ! Phénix et moi t’attendons dans la Nuit où le Chêne et le Houx se passeront le relais pour que l’un se repose et l’autre continue la tâche du premier, et qu’ainsi la lumière perdure dans ces bois. »

Respectant la sage autorité de Dragon, Tigre s’inclina et regarda l’Esprit bienveillant se fondre dans l’onde de la source.


Quelques jours passèrent dans la brume, l’humidité et le froid naissant. La lumière semblait s’amenuiser progressivement et Harald prenait tant bien que mal son mal en patience en attendant cette Nuit Sacrée à laquelle il avait convié Seedoald et Obwald.

Tout autour de lui, il percevait comme un frémissement singulier. Certains allumaient des bougies ; d’autres comptaient les jours ; d’autres encore cherchaient comment se réunir bientôt pour un moment de joie partagée. Il se mit donc lui aussi dans cette disposition et prépara au mieux son lieu pour lui donner une chaleur accueillante de jour de fête. Et vint enfin la Nuit tant attendue !


Seedoald, toujours ponctuel, arriva le premier. Il vint en gage d’amitié avec des petites bouchées, telles des perles de rosée, qui se dégustaient avec délectation tant elles faisaient pétiller au palais des petites bulles enivrantes sucrées et salées. Seedoald se tenait discrètement à la place qui lui était dédiée, suivant aimablement et placidement le courant de conversation qu’Harald entamait timidement autour de la pluie et du beau temps.

Arriva bientôt Obwald, dans une allure preste, quoi qu’un peu gauche. Il ne voulait rebuter personne et surveillait ses réactions trop directes ou spontanées dans la volonté de préserver le climat d’air de rien qu’Harald cherchait à créer. La rencontre fut amène, courtoise, respectueuse de chacun et presque bonne enfant. Elle se déroula sur un fond qui sembla nouveau à Harald, un fond de fraternité commune, qu’il n’avait jusqu’alors pas encore perçu entre eux trois.

Il se ravit de ce pressentiment d’ouverture et d’avoir permis que chacun d’eux puisse se sentir sur une base suffisamment agréable pour que naisse l’envie d’avancer vers une considération commune autour du devenir de ce bois de Cointerre, où chacun pourrait mettre au service d’autrui sa qualité la plus essentielle.

Harald prit donc le sommeil ce soir-là le cœur léger et empreint du sentiment d’avoir accompli ce qui lui semblait juste.


Dragon vint le visiter dans ses rêves et lui fit partager quelques-uns des instants de ce rendez-vous programmé dans l’autre monde. Il lui montra Phénix tout en élégance : il avait arrangé ses plumes en les rassemblant délicatement en une sorte de bouquet coloré qu’il pouvait tenir ramassé prudemment au plus près de lui. Harald entendit que la voix de Tigre avait un peu changé suite à l’opération menée par Dragon. La kératine des barbes de plume avait rendu plus souple la vibration des cordes vocales de Tigre. Sa voix sortait donc tout aussi puissante mais plus pleine, comme si un tressautement inquiet ou incertain en avait été épuré. Tigre s’exprimait de façon plus posée ; il n’y avait plus besoin de tendre l’oreille en se demandant « Qu’a-t-il dit ? » Cela rassura Phénix qui put enfin trouver chez son voisin cette congruence qui lui tenait tant à cœur. Ils purent ainsi à la faveur de la danse que menait Dragon entre l’un et l’autre faire évoluer leurs positions et chercher la meilleure disposition pour que les qualités du premier puissent renforcer celles du second. Après plusieurs essais, et sur les suggestions et conseils avisés de Dragon, ils parvinrent à former ensemble comme une nouvelle créature hybride.


Phénix offrait son dos de tortue à Tigre en se glissant sous son ventre. C’était sa partie la plus solide et la plus lisse ; elle communiquait à la partie la plus fragile de Tigre toute la sécurité qu’il lui était possible. De plus Tigre avait ainsi la sensation d’avoir six pattes ; les quatre siennes et les deux de Phénix tout aussi griffues. Leur accroche au sol ou aux branches s’en trouvait nettement améliorée. Les ailes de Phénix pouvaient se déployer sur les flancs de Tigre juste derrière ses pattes avant. Cela rendait Tigre tout fier de pouvoir voler dans le ciel et d’élever ainsi ses perspectives. Le corps musclé de Tigre aidait précieusement Phénix à mettre plus d’énergie dans son élan pour un envol plus sûr et plus efficace. Le cou de cygne de Phénix venait se lover contre le poitrail de Tigre lui donnant ainsi la caresse et la douceur que Tigre avait tant recherchée. Phénix quant à lui bénéficiait de la force de cœur et de la puissance de la voix de Tigre. La tête de cygne de Phénix venait se poser tantôt à côté des oreilles de Tigre, tantôt au sommet de sa tête pour lui offrir l’accès à des horizons nouveaux et plus vastes. Et Tigre de ses vibrisses captait avec acuité les limites épineuses ou dangereuses de ces espaces. Tigre avait également de puissantes mâchoires capables de hacher menu certaines nourritures que Phénix pouvait désormais consommer depuis son petit bec.

Dragon était empli de bonheur face à ces arrangements successifs qu’il accompagnait du mieux qu’il pouvait en apportant les idées que la connaissance lui suggérait. À la fin de la Nuit, les trois esprits s’étaient enfin retrouvés ; Dragon se sentait soulagé de ne plus avoir à choisir entre la compagnie de l’un ou de l’autre et ils jouaient désormais tous ensemble avec bonheur à partager le meilleur de leurs talents. Ils y prenaient tellement de plaisir qu’ils n’avaient pas vu le temps passer et qu’ils se promirent de cultiver cette mutualité pour pouvoir l’insuffler à chaque instant à Harald, Seedoald et Obwald.


Et ainsi le Houx put prendre le relais du Chêne, Et la lumière perdurer Dans ce lopin de bois sacré, Petit pays des licornes, griffons et autres sirènes.

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