Ode au scarabée


Petit scarabée Contre la vitre tu vrombissais Dans la nuit déjà avancée À la lumière tu réagissais.

Petit scarabée Ailes agitées, élytres soulevées, Avec force à la porte tu cognais Comme appelant une vie rêvée Intriguée de cette insistance renouvelée J'ai ouvert, t'ai découvert et observé Sur ma main tu as chuté, pattes emmêlées Tu t'es recroquevillé dérouté, énervé.

Ta carapace douce lisse et striée, Quelques caresses a apprécié Tes fines pattes de coléoptère Sur mes doigts ont trouvé une terre Tes commensaux ont surgi De sous ta carapace assagie Tes antennes ensuite déployées L'inconnu au-devant ont balayé

Et puis la lumière une autre fois T'as attiré comme autrefois Joyeux tes élytres tu as relevé Tes ailes ton poids ont soulevé Tu t'es envolé tout droit là haut Et le mur tu as heurté de ton dos.

À terre étourdi je t'ai recueilli Le cœur pour toi en bouillie Que ton rêve t'ait encore failli Du même élan qu'il avait jailli

Petit scarabée Je te rends à la douceur de la nuit Protège ta vie sous la lune qui luit Garde en toi l'espoir d'une autre vie Quand la lumière en aura envie Tu pourras vivre en elle réjouie Que tu honores sa lueur infinie.


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